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COTISATIONS ANNUELLES
(inscriptions entre Septembre et Décembre)
| ETUDIANTS |
210 € |
NON ETUDIANTS |
250 € |
ENFANTS de moins de 14 ans |
160 € |
HORAIRES
| LUNDI |
18H - 19H |
laïdo Toho |
au CSU de l'Esplanade |
| |
19H - 20H30 |
Aïkido Débutants et confirmés |
au CSU de l'Esplanade |
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20H30 - 21H00 |
Armes |
au CSU de l'Esplanade |
| MARDI |
20H - 22H |
Etudiants SIUAPS |
au CSU de l'Esplanade |
| JEUDI |
19H00 - 21H00 |
Aïkido tous niveaux |
au CSU de l'Esplanade |
| |
21H00 - 21H30 |
Armes (Bokken et Jo) |
au CSU de l'Esplanade |
| VENDREDI |
17H00 - 18H30 |
Enfants |
au CSU de l'Esplanade |
| |
19H30 - 21H00 |
Aïkido tous niveaux |
au gymnase du Bon Pasteur |
Dojo Centre Sportif Universitaire (CSU)
5 rue Gaspard Monge 67000 Strasbourg Campus Esplanade
Dojo Centre Sportif Bon Pasteur
6A avenue Jean-Sébastien Bach 67000 Strasbourg Orangerie
Un certificat médical est obligatoire pour tous. Les enfants doivent présenter l'autorisation signée des parents sur la fiche d'adhésion.
L’AIKIDO au SUC.
Une rapide
présentation :
L’Aïkido
est un ART MARTIAL Japonais créé par
synthèse d’anciens arts de combats, en particulier le Jyu-jitsu.
De
nombreux éléments philosophiques inspirés par des principes de non violence,
parmi lesquels le ZEN, sous-tendent
cette discipline.
Le
nom Aïkido est formé des 3 idéogrammes en Japonais :
AÏ : signifie HARMONIE
KI : signifie ENERGIE
DO : signifie VOIE (se dit Tao en Chinois, mais c’est le même
idéogramme)
La pratique de cette discipline non compétitive ne
vise pas à la destruction de l’adversaire, mais au contraire elle vise à un
échange d’énergie propre à désamorcer l’agression et à évacuer la situation de
conflit.
Face à une attaque le pratiquant d’AÏKIDO utilise
prioritairement l’esquive. Ce qui suppose vigilance, présence d’esprit et même
intuition.
Suite à l’esquive et pour éviter tout heurt, il
guide l’attaque de son partenaire en le contrôlant jusqu’au point de
déséquilibre. A ce moment l’échange se termine par une projection ou une
immobilisation selon l’opportunité.
Toutes les techniques d’AÏKIDO s’inscrivent dans une série de
mouvements circulaires.
Outre les techniques à mains nues et pour enrichir
la pratique, l’AÏKIDOKA travaille dans le même esprit avec le JO (bâton) et le
BOKEN (sabre de bois) . Ce travail aux armes représente de 15 à 20% du temps de
pratique.
La
principale caractéristique de la discipline Aïkido est l’absence de
compétition .
La
compétition avec ses règles très strictes relève du sport.
Cette
absence de compétition permet naturellement à chaque pratiquant de travailler à
son propre rythme.
Harmonie et équilibre caractérisent les techniques
de l’AÏKIDO qui à travers elles, constituent une méthode d’éducation complète.
Au delà du caractère de self-défense, cet art martial
« philosophique » vise à l’épanouissement physique, mental et
relationnel de l’individu.
Les grades et
l’enseignement :
L’AÏKIDO est une des 3 disciplines martiales
majeures en Europe et en particulier en France.
Les autres
sont le Judo et le Karate ainsi que la version Coréenne du Karate : le Tae
kwondo.
En France ces
disciplines sont complètement encadrées par les textes et règlements
officiels du ministère de la Jeunesse et des sports.
Les grades de ceintures noires d’Aïkido sont ainsi ,
comme les grades de ceintures noires de Judo et de Karate, des grades d’état.
Pour obtenir le grade de ceinture noire 1° DAN ( 1er
degré) il faut effectuer de 4 à 5 années de pratique régulière au rythme de 2 à
3 entraînements par semaine. Les grades les plus élevés en France sont à ce
jours les grades de Ceintures noires 7°DAN . Il y en a environ une dizaine. Au
Japon , on trouve 4 à 5 porteurs de 9° DAN.
Durant les 4 à 5 premières année de pratique,
l’Aïkidoka passe des grades Kyu (
degré avant la ceinture noire): du 6° au 1° Kyu .
L’absence de compétition impose des passages de
grades sous forme de démonstration technique : l’un des pratiquants se
contente d’attaquer dans des formes imposées, l’autre se défend
Il y a 18 formes d’attaques conventionnelles parmi
lesquelles on trouve : des saisies de poignet, de manche, des frappes, des
coups de poing , des coups de pied , des saisies arrière et des étranglements.
C’est le jury (le prof du club pour les grades Kyu ,
une commission officielle régionale ou nationale pour les grades DAN) qui
impose la forme d’attaque et le mouvement à réaliser dans les passages de
grades. Leurs durées varient selon le grade de 10 à 20 min.
Le passage de grades DAN se termine par un
randori : c’est un travail libre contre 2 ou 3 adversaires qui attaquent à
leur guise
La mesure de la performance s’effectue par le jury
en appréciant :
-
la connaissance formelle des techniques ( pour les grades Kyu et 1er
DAN ) mais aussi :
-
la vitesse, la fluidité , la sérénité, l’opportunité des esquives et
des techniques mises en œuvre durant le travail libre et bien sûr le fait que
l’exécutant ne se soit pas fait toucher .
La discipline est une discipline officielle en
France ; en conséquence son enseignement est obligatoirement assuré par
des enseignants diplômés d’état (Brevet d’état d’éducateur sportif 1° ou 2°
degré) ou par des enseignants munis d’un brevet fédéral. La fédération
d’appartenance du SUC Aïkido, la FFAAA, est bien sûr une fédération officielle
agréée par le ministère de la jeunesse et des sports.
Une
particularité de l’Aïkido : le Hakama.
Ce qui frappe bien souvent
le spectateur qui regarde la première fois un cours d’Aïkido , c’est la
présence d’un Hakama noir sur le kimono blanc pour la plupart des pratiquants.
Cette jupe culotte noire ou
bleue marine (rare) se porte au-dessus du pantalon du kimono à partir du grade
de 2° Kyu. Cela correspond à 3 ans de
pratique environ.
Le port du Hakama permet au pratiquant de mieux prendre
conscience du centre du corps , le Hara. C’est le centre énergétique autour
duquel s’organisent tous les mouvements dès qu’ils redeviennent naturels .
La notion de
« hara » est fondamentale dans un art martial asiatique. Ce point
situé approximativement 5 cm en- dessous du nombril et 3cm vers l’intérieur,
est le centre énergétique mis en œuvre également – au moins mentalement – dans
les exercices de respiration .
Il est d’ailleurs très
proche du centre de gravité pour une personne debout, immobile avec les bras le
long du corps..
Le port du Hakama est une vrai découverte pour le
pratiquant qui atteint le 2° Kyu : les sensations changent. L’image qu’il a de son corps se trouve
également transformée.
A cet aspect fondamental
s’ajoutent des aspects pratiques : le Hakama cache les mouvements de
jambes et la répartition des appuies .
Par ailleurs certains
pratiquants d’Aïkido, suivant en cela les conseils de grands experts ,
pratiquent l’art du dégainage et de la coupe avec un sabre japonais (katana ou
Iaïto). Cette discipline connexe à l’Aïkido porte le nom de Iaïdo. C’est une
discipline qui se pratique seul.
Le port du hakama devient
obligatoire avec l’usage du sabre : seul la présence du hakama permet de
recevoir convenablement le fourreau.
La composition d’une séance.
Une séance d’Aïkido dure de
1h (classiquement au Japon) à 2h (plus classique en Europe). En fait elle fait
très souvent 1h 30.
Elle commence, comme toute
séance de pratique d’un art martial, par une phase de préparation physique et mentale.
Celle-ci dure de 10 à
15minutes et mélange des exercices classiques d’activation cardio-pulmonaire
avec des mouvements traditionnels de respiration , d’étirements légers qui sollicitent l’ensemble des chaînes
articulaires.
La phase de préparation se
termine par des exercices de déplacement (Taïsabaki) et le travail des chutes
et roulades : les Ukémis .
Classiquement ce sont 3
types de roulades qui sont travaillés : roulade arrière avec retour vers
l’avant, roulade arrière complète et roulade avant.
La maîtrise de ces roulades
est essentielle pour pouvoir progresser dans la discipline. Cette maîtrise
assure la protection de celui qui après avoir attaqué est amené à chuter pour
éviter l’action de la technique portée. Les chutes en Aïkido diffèrent
fondamentalement des chutes de Judo : il n’y a pas, sauf exception, de
brise–chute comme en Judo (la main tapant sur le tapis).
Les chutes en Aïkido se
font sur le principe de la roulade en diagonale sur le dos, donc en minimisant
le contact entre la colonne vertébrale et la surface sur laquelle on roule.
Les chutes en Aïkido sont
prévues pour être réalisées sur une surface quelconque : du carrelage , la
rue, etc.
Puis c’est la phase principale de la séance : l’enseignant
démontre une technique sur une forme d’attaque bien spécifiée, 4 ou 5 fois y
compris au ralenti avec l’indication des points clés.
Puis les pratiquants répètent , chacun à leur
tour . Chaque pratiquant exécute le
mouvement 4 fois : 2 fois à droite
, 2 fois à gauche. Puis les rôles s’inversent.
Quatre à cinq mouvements
différents sont travaillés durant une séance d’une heure trente.
Le mélange de mouvements de
projection et d’immobilisation permet à l’enseignant de moduler l’effort demandé.
Selon les groupes de
niveaux il est possible en fin de phase principale d’organiser des
applications : mélange, au gré des exécutants, de diverses techniques sur
une même forme d’attaque ou travail
libre avec des consignes particulières.
En dernière phase et après un exercice de retour au calme, des
étirements qui visent particulièrement les jambes sont pratiqués de 10 à 15
minutes.
Cette dernière phase
contribue aussi à minimiser les courbatures du lendemain.
L’avenir de la discipline.
L’Aïkido est une activité
très développée en France et dans le Monde . Plus de: 60 000 pratiquants
sont licenciés en France dans 1500 clubs.
Les motivations des
nouveaux inscrits sont souvent très diverses : recherche d’une discipline
d’auto- défense, pratique saine, complète et non compétitive . La compétition
existe suffisamment dans tous les aspects de nos sociétés . En Aïkido le combat n’est pas avant tout
contre l’autre mais contre nos propres blocages et crispations, physiques mais
aussi et surtout mentales.
C’est le point fort de
cette discipline : son accessibilité au grand nombre quel que soit l’âge
et le sexe (35% d’effectif féminin) .
Accessibilité et
universalité qui sont dues à la fois à l’absence de compétition et à la
structure même de la discipline : mouvements harmonieux à distance de bras
(très souvent) du partenaire.
La finalité de recherche de
sérénité dans un contexte de conflit simulé, rejoint parfaitement d’autres
disciplines non compétitives telles que le Taïchi ou le Yoga. Mais avec une
forme beaucoup plus dynamique que ces 2
pratiques voisines.
Ce voisinage apparaît
jusque dans la dénomination. Pour le Taïchi le caractère Chi (se prononce Tchi)
chinois correspond au Ki d’Aïkido , donc là aussi c’est un travail sur
l’ »énergie vitale ».
Et la traduction la plus
approchante de Yoga est « union ». Union et cohérence dans l’attitude
physique mais aussi mentale. Comme en Aïkido.
Puis recherche de l’union
ou de l’harmonie avec l’environnement, même si celui-ci est agressif.
Dans une société en perte
de références à cause d’un rythme trépidant et d’un abandon d’anciennes
valeurs, l’Aïkido fournit , à ceux qui aiment bouger et faire travailler leur
corps, des éléments d’évaluation et d’appréciation de ce qui nous entoure .
Cela sans aucun message
particulier : la pratique de l’Aïkido se suffit à elle même.
Paul
Muller 7° DAN d’Aïkido

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